Décret n°88-922 du 14 septembre 1988 pris pour l'application de la loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984 portant réforme des relations entre l'Etat et les établissements d'enseignement agricole privés

Dernière mise à jour des données de ce texte : 08 mai 2010

NOR : AGRE8801283D

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Version en vigueur au 15 septembre 1988

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, et du ministre de l'agriculture et de la forêt,

Vu la loi n° 84-579 du 9 juillet 1984 modifiée portant rénovation de l'enseignement agricole public ;

Vu la loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984 portant réforme des relations entre l'Etat et les établissements d'enseignement agricole privés et modifiant la loi n° 84-579 du 9 juillet 1984 portant rénovation de l'enseignement agricole public ;

Vu le décret n° 82-390 du 10 mai 1982 relatif aux pouvoirs des commissaires de la République de région, à l'action des services et organismes publics de l'Etat dans la région et aux décisions de l'Etat en matière d'investissements publics ;

Vu le décret n° 84-1192 du 28 décembre 1984 relatif à l'organisation et aux attributions des directions régionales de l'agriculture et de la forêt ;

Vu l'avis du Conseil national de l'enseignement agricole en date du 16 février 1988 ;

Vu l'avis du Conseil supérieur de l'éducation nationale en date du 19 février 1988 ;

Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu,

      • Pour chaque établissement d'enseignement agricole privé, la demande de souscription d'un contrat avec l'Etat ou d'un avenant à un contrat en cours est formée par l'association ou l'organisme responsable de l'établissement.

        Au sens du présent décret, l'établissement est défini par sa localisation principale et par l'existence d'une équipe pédagogique placée sous l'autorité d'une direction unique et travaillant dans le cadre d'un projet pédagogique commun.

        Il ne peut être souscrit qu'un seul contrat par établissement.

      • La demande de contrat doit comporter :

        1° L'exposé du projet pédagogique de l'établissement, qui définit notamment l'organisation en unités de formation, classes ou groupes d'élèves, la répartition des différentes séquences de formation, l'ouverture sur l'environnement social, culturel, économique, le choix de sujets d'études, en particulier pour compléter ceux qui figurent dans les programmes nationaux et les activités facultatives qui concourent à l'action éducative ;

        2° La liste des formations concernées, telles qu'elles sont définies à l'article 4 ci-après ;

        3° La description des locaux d'enseignement et éventuellement d'internat, des moyens et des installations permettant les travaux pratiques d'exploitation et d'atelier dont dispose l'établissement.

        Ces installations peuvent être constituées par l'exploitation ou l'entreprise d'accueil des élèves lorsque le projet pédagogique le justifie ;

        4° La justification que l'établissement dispose à titre de propriétaire, de locataire, d'usufruitier ou d'occupant à un titre quelconque de ces locaux et moyens et qu'ils répondent aux conditions réglementaires d'hygiène et de sécurité ;

        5° Les extraits du règlement intérieur précisant les garanties de fonctionnement pour ce qui concerne notamment les conditions d'admission et le régime disciplinaire des élèves et les recours que l'établissement offre aux familles et aux élèves ;

        6° Les statuts de l'association ou de l'organisme responsable de l'établissement.

      • La demande est adressée au directeur régional de l'agriculture et de la forêt territorialement compétent en raison de la localisation principale de l'établissement par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, avant le 31 janvier précédant la date de la rentrée scolaire à compter de laquelle le contrat devrait prendre effet.

      • Les formations faisant l'objet du contrat sont définies par :

        1° Le niveau des diplômes d'Etat de l'enseignement agricole auxquels elles préparent directement ;

        2° L'option, la spécialité professionnelle ou la qualification dominante, choisie parmi celles mentionnées par les arrêtés ministériels organisant les formations et la délivrance des diplômes susmentionnés ;

        3° L'année d'étude.

        Ces formations peuvent être complétées par d'autres formations correspondant à celles de l'enseignement agricole public.

        Le regroupement des années d'études successives préparant à un diplôme constitue une filière de formation.

      • Le contrat peut porter sur une partie ou sur la totalité des formations initiales relevant du ministre de l'agriculture dispensées au titre du projet pédagogique de l'établissement. Le ministre de l'agriculture se prononce sur les demandes de contrat ou d'avenant compte tenu notamment du schéma prévisionnel national des formations de l'enseignement agricole mentionné à l'article 5 de la loi du 9 juillet 1984 susvisée, des moyens pédagogiques de l'établissement et de son implantation géographique.

      • Le contrat est signé par le ministre de l'agriculture ou par son délégué et par le président ou un représentant de l'association ou organisme, dûment mandaté par le conseil d'administration. Le ministre de l'agriculture peut, à cette fin, donner délégation au directeur régional de l'agriculture et de la forêt.

        Le contrat est souscrit pour une durée indéterminée.

      • Toute information ou publicité diffusée par l'établissement doit clairement faire apparaître son caractère privé et indiquer les formations sous contrat et les formations hors contrat. Chaque élève ou sa famille doit être individuellement informé des conséquences de son inscription dans le secteur hors contrat de l'établissement.

        En cas de manquements aux dispositions du premier alinéa ci-dessus sont applicables les sanctions relatives aux manquements graves mentionnées à l'article 12 ci-après.

      • Dans les établissements mentionnés à l'article 4 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée, le régime de l'externat simple pour le secteur sous contrat est en principe la gratuité.

        Toutefois, des contributions individualisées peuvent être demandées aux familles ou aux élèves pour couvrir, d'une part les frais afférents à l'enseignement religieux et plus généralement aux enseignements non prévus par les programmes dont ils souhaitent bénéficier, d'autre part le règlement des annuités correspondant à l'amortissement des bâtiments scolaires et administratifs affectés au secteur sous contrat et aux provisions pour grosses réparations de ces bâtiments et à l'acquisition de matériel d'équipement scientifique, scolaire ou sportif.

        Le montant de ces contributions et éventuellement celui de la redevance demandée aux élèves ou aux familles des externes surveillés, des demi-pensionnaires et des internes, justifiés par des pièces comptables, sont communiqués au directeur régional de l'agriculture et de la forêt dans la première quinzaine de chaque année scolaire.

      • Les dispositions des deuxième et troisième alinéas de l'article 8 ci-dessus sont applicables dans les établissements mentionnés à l'article 5 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée.

        En outre, les externes ou leurs familles peuvent être appelés à verser une redevance de scolarité au titre de l'externat simple.

      • Les épreuves des examens conduisant à l'obtention des diplômes d'Etat de l'enseignement agricole peuvent se dérouler dans les établissements d'enseignement agricole privés sous contrat.

        Dans ce cas, les associations ou les organismes responsables de ces établissements sont tenus de fournir les locaux et moyens pédagogiques nécessaires au déroulement des épreuves.

      • Le président de l'association ou de l'organisme responsable d'un établissement d'enseignement agricole privé et le ministre de l'agriculture ou son délégué peuvent demander chaque année la révision ou la résiliation du contrat.

        Lorsqu'il y a accord entre les parties sur les conditions de révision du contrat, il est procédé à la passation d'un avenant. Lorsqu'il n'y a pas accord, la commission de conciliation prévue à l'article 33 ci-après est saisie par l'association ou l'organisme responsable.

        En cas de résiliation amiable, celle-ci prend effet au terme de l'année scolaire en cours, sous réserve d'un préavis de trois mois, dont les familles et les élèves doivent être tenus informés.

        Dans le cas où les conditions prévues par la loi du 31 décembre 1984 susvisée ou par ses décrets d'application ne sont plus remplies ou dans le cas où les stipulations du contrat ne sont pas respectées, le ministre de l'agriculture ou son délégué peut prononcer, dans les conditions indiquées à l'alinéa précédent, la résiliation unilatérale partielle ou totale du contrat, précédée d'une mise en demeure à l'organisme ou à l'association de se conformer aux dispositions législatives ou réglementaires et aux stipulations du contrat. Dans tous les cas, le ministre ne peut prononcer la résiliation qu'après avoir saisi la commission de conciliation, qui doit examiner l'affaire dans un délai de deux mois.

      • En cas de manquements graves ou répétés de l'association ou de l'organisme responsable d'un établissement d'enseignement agricole privé aux dispositions législatives ou réglementaires ou aux stipulations du contrat, le ministre de l'agriculture ou son délégué peut, après mise en demeure, décider la suspension totale ou partielle du contrat. Cette mesure entraîne la réduction de l'aide financière de l'Etat ou la suspension du paiement des mandats versés au bénéfice de l'établissement. Si ces dispositions restent sans effet, le ministre peut provoquer la révision ou la résiliation du contrat dans les conditions prévues à l'article précédent.

      • Dans les établissements mentionnés à l'article 4 de la loi du 31 décembre 1984 précitée, en cas de faute grave du chef d'établissement, le ministre de l'agriculture met en demeure l'association ou l'organisme de décider sa suspension.

        L'association ou l'organisme responsable de l'établissement est alors tenu de désigner un suppléant répondant aux conditions de titres prévues par l'article 22 ci-dessous.

      • L'association ou l'organisme peut demander l'intégration dans l'enseignement public de l'établissement dont il est responsable.

        La demande est adressée au ministre de l'agriculture selon les mêmes modalités que les demandes de contrat.

        Les conditions d'intégration dans l'enseignement public seront fixées par décret en Conseil d'Etat.

      • Sont approuvés les contrats types, constituant les annexes I, II et III au présent décret, que peuvent passer avec l'Etat les associations ou organismes responsables d'établissements d'enseignement agricole privés relevant du ministre de l'agriculture, en application de l'article 3 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée, ou d'établissements de formation pédagogique en application de l'article 7 (2°) de la même loi.

      • Les enseignants ou formateurs sont :

        1° Soit des agents permanents qui interviennent en formation initiale dans le secteur sous contrat de l'établissement pour un demi-service au minimum ;

        2° Soit des agents permanents qui interviennent en formation initiale dans le secteur sous contrat de l'établissement pour moins d'un demi-service ;

        3° Soit des agents qui interviennent à titre occasionnel pour des prestations d'enseignement ponctuelles et limitées dans le temps.

      • Les enseignants et formateurs permanents assurant l'enseignement dans les formations sous contrat doivent justifier, sous réserve des dispositions de l'article 18 ci-après :

        1° Dans les formations de cycle court, d'un titre, diplôme ou qualité, français ou étranger, au minimum de niveau III, figurant sur la liste fixée à l'annexe IV au présent décret ;

        2° Dans les formations de cycle long ou supérieur court, d'un titre, diplôme ou qualité, français ou étranger, au minimum de niveau II, figurant sur la liste fixée à l'annexe IV au présent décret.

        Dans les formations de cycle long ou supérieur court, 75 p. 100 au moins des heures d'enseignement doivent être assurées par des enseignants ou formateurs répondant aux conditions définies au 2° du présent article. Les autres heures d'enseignement peuvent être assurées par des enseignants ou formateurs répondant aux conditions définies au 1° ci-dessus.

      • Dans les établissements mentionnés à l'article 5 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée, est réputé remplir les conditions fixées par l'article 17 du présent décret le candidat qui, justifiant d'un titre ou diplôme du niveau immédiatement inférieur à celui prévu à cet article, a subi avec succès les épreuves d'un examen professionnel dont les modalités sont arrêtées par le ministre de l'agriculture.

        Pour être admis à se présenter à ces épreuves, le candidat doit être proposé par l'association ou l'organisme qui envisage de l'embaucher et doit justifier, outre du titre ou diplôme mentionné à l'alinéa précédent et figurant sur la liste fixée à l'annexe IV au présent décret, d'une expérience professionnelle d'une durée de 3 ans en rapport avec la spécialité ou le champ professionnel des formations dispensées dans l'établissement et acquise postérieurement à l'obtention de ce titre ou diplôme.

      • Les formateurs des établissements mentionnés à l'article 5 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée relevant de la catégorie prévue au 1° de l'article 16 ci-dessus et remplissant les conditions de titres prévues à l'article 17 doivent en outre, dans un délai de trois ans après leur entrée en fonctions, justifier d'une qualification pédagogique délivrée sous le contrôle du ministre de l'agriculture dans les conditions fixées par un arrêté de ce ministre.

      • Les établissements mentionnés à l'article 5 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée communiquent chaque année au directeur régional de l'agriculture et de la forêt un organigramme et un calendrier faisant apparaître l'organisation des formations dispensées ; ce document comprend la liste des formateurs avec leurs titres, diplômes ou qualités et la nature de leurs interventions.

        Dans ces établissements, le volume des heures d'enseignement dispensées par des intervenants à titre occasionnel ne peut excéder 15 p. 100 des heures d'enseignement dispensées dans l'établissement au titre des formations sous contrat.

      • Les chefs d'établissement doivent justifier de l'un des titres, diplômes ou qualités prévus à l'article 17 (1°) pour diriger un établissement de cycle court ou à l'article 17 (2°) pour diriger un établissement comprenant au moins une filière B.T.S. ou plus de la moitié des classes de l'établissement en cycle long.

        Le développement de formations de cycle long ou supérieur court dans un établissement de cycle court est sans effet sur le niveau du titre exigé du chef d'établissement en fonction.

      • Dans les établissements mentionnés à l'article 4 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée, le chef d'établissement désigné par l'association ou l'organisme responsable doit en outre justifier :

        1° D'une expérience professionnelle acquise dans l'exercice des missions définies par l'article 2 de la loi du 31 décembre 1984 précitée, d'une durée de cinq ans au moins ;

        2° D'une attestation de qualification pour la fonction de direction dont le contenu et les modalités de délivrance sont arrêtés par le ministre de l'agriculture.

      • Les enseignants et formateurs permanents sont tenus de participer à toutes les épreuves de délivrance des diplômes conformément aux instructions ou convocations du ministre de l'agriculture.

        L'association ou l'organisme responsable ne peut en aucun cas s'opposer à cette participation, dès lors que celle-ci reste comparable à celle exigée des enseignants des établissements d'enseignement agricole publics.

        Les frais de déplacement correspondants sont pris en charge directement par l'Etat. L'association ou l'organisme responsable d'un établissement mentionné à l'article 5 de la loi du 31 décembre 1984 doit maintenir le salaire des formateurs intéressés pendant la période où ils participent au déroulement des épreuves.

      • Le contrôle administratif et pédagogique des établissements d'enseignement agricole privés sous contrat relève du ministre de l'agriculture.

        Il porte sur le respect des contrats passés avec l'Etat et sur l'observation des dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

        Le contrôle pédagogique s'exerce sans préjudice des inspections dont sont l'objet les enseignants et les formateurs.

      • Le contrôle financier des établissements sous contrat est exercé par le trésorier-payeur général du département de leur localisation principale. Il porte sur l'exactitude des données fournies par chaque établissement et sur l'utilisation de l'aide financière de l'Etat.

        Chaque association ou organisme responsable d'un établissement doit tenir une comptabilité propre à l'établissement faisant apparaître dans une section séparée la comptabilité des formations initiales sous contrat.

        L'établissement est tenu :

        a) De tenir sa comptabilité conformément au plan comptable général approuvé par arrêté du ministre de l'économie et des finances, cette comptabilité devant faire apparaître les charges et les produits de l'exercice, les résultats, la situation des immobilisations et le tableau des amortissements correspondants.

        Dans le cas où l'établissement a bénéficié de ressources afférentes à la taxe d'apprentissage, l'emploi de ces ressources doit faire l'objet d'un état annexe ;

        b) De faire certifier les documents par un comptable agréé.

        Les établissements sont en outre soumis aux vérifications de l'inspection générale des finances.

      • A l'occasion des inspections et contrôles prévus ci-dessus, les documents pédagogiques, administratifs et financiers demandés sont présentés par le directeur de l'établissement, sous la responsabilité du président de l'association ou de l'organisme responsable qui tient le cahier des délibérations et tous autres documents utiles à la disposition des personnels chargés des inspections et contrôles.

        L'établissement est tenu de fournir au trésorier-payeur général et au directeur régional de l'agriculture et de la forêt, dans les trois mois suivant la clôture de l'exercice, le compte rendu d'activité et les comptes de résultat de cet exercice, dûment approuvés par l'instance compétente prévue par les statuts de l'association ou de l'organisme responsable de l'établissement.

      • La commission de conciliation instituée auprès du ministre de l'agriculture par l'article 13 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée est présidée par un membre du Conseil d'Etat en activité ou honoraire et composée des six membres suivants :

        1° -Un représentant de l'Etat ;

        -Un représentant des associations et des organismes responsables d'établissements d'enseignement agricole privés ayant passé un contrat avec l'Etat et de leurs fédérations représentatives ;

        2° -Deux représentants des organisations syndicales représentatives des personnels des établissements d'enseignement agricole publics et privés ;

        3° -Un représentant des organisations représentatives des parents d'élèves de l'enseignement agricole ;

        -Un représentant des organisations professionnelles et syndicales représentatives des employeurs, des exploitants et des salariés agricoles.

      • Le président et les membres de la commission sont nommés par arrêté du ministre de l'agriculture pour une durée de trois ans après consultation des organismes représentatifs pour la désignation des membres autres que le président et le représentant de l'Etat.

        Chaque membre titulaire a un suppléant désigné dans les mêmes conditions et pour la même durée que le titulaire.

      • La Commission nationale de conciliation se réunit sur la convocation de son président ou sur demande du ministre de l'agriculture.

        Pour soumettre un différend à la commission de conciliation, le représentant dûment mandaté de la personne intéressée à agir adresse au président de la commission, sous pli recommandé avec demande d'avis de réception, une demande sur papier libre aux fins de conciliation. Cette demande expose les points sur lesquels porte la contestation.

        Les demandes et communications reçues par le président de la commission doivent être inscrites à leur date d'arrivée sur un registre tenu à cet effet.

        La commission doit être saisie dans le délai du recours contentieux.

        Si la commission a été saisie dans ce délai, un nouveau délai de recours contentieux court à compter de la date de notification du procès-verbal de conciliation ou de non-conciliation, ou à compter de l'expiration d'un délai de cinq mois suivant le jour de l'enregistrement de la demande de conciliation s'il n'y a pas eu notification de procès-verbal dans ces cinq mois.

      • Le ministre de l'agriculture désigne le représentant de l'Etat devant la commission.

        Les parties au différend doivent comparaître en personne ou se faire représenter par un mandataire dûment habilité. Elles peuvent se faire assister par un conseil. La commission peut consulter ou entendre des experts.

        Si les parties ne comparaissent pas, une seconde convocation leur est adressée par pli recommandé avec demande d'avis de réception dans un délai de quinze jours.

      • Lorsqu'un accord est intervenu devant la commission, procès-verbal en est immédiatement dressé. Ce procès-verbal est signé par le président de la commission et les représentants des intérêts en présence. Au cas où l'un des représentants refuse de signer, il en est fait mention au procès-verbal, qui est notifié par le président dans un délai de huit jours francs, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, aux représentants des intérêts en présence.

        Si les représentants des intérêts en présence ne se mettent pas d'accord, ou si les parties convoquées à nouveau dans les conditions prévues à l'article 36 (troisième alinéa) font encore défaut, un procès-verbal de non-conciliation est dressé ; il expose les éléments sur lesquels il y a eu accord et ceux sur lesquels la contestation persiste ainsi que les motifs du désaccord. Ce procès-verbal est notifié comme il est dit à l'alinéa précédent.

      • Les formations telles que définies à l'article 4 du présent décret faisant l'objet d'un contrat entre l'Etat et l'association ou l'organisme responsable d'un établissement d'enseignement agricole privé, ainsi que les classes sous contrat entre lesquelles sont répartis les élèves inscrits dans ces formations constituent la structure pédagogique du secteur sous contrat de l'établissement.

        Une classe est constituée par un groupe d'élèves suivant une même formation. Elle regroupe éventuellement des élèves inscrits dans des formations différentes et dont les programmes sont compatibles. Les conditions de compatibilité sont arrêtées par le ministre de l'agriculture.

      • L'effectif d'une classe ne doit pas dépasser quarante-cinq élèves, sauf stipulation particulière du contrat.

        Une classe ne peut être ouverte dans le secteur sous contrat que si elle compte plus de dix élèves, ou plus de huit si l'établissement est situé en zone de montagne ou dans le cas où il s'agit d'un établissement médical, médico-éducatif ou socio-éducatif.

        Lorsque l'effectif d'une classe devient inférieur au seuil indiqué au deuxième alinéa du présent article pendant deux années consécutives, la fermeture de la classe est de droit et donne lieu à avenant au contrat. L'établissement peut poursuivre la formation concernée s'il est possible de constituer une classe de regroupement dans les conditions prévues par l'article 40 (deuxième alinéa) ci-dessus.

        Lorsque l'effectif cumulé de deux classes identiques ou de deux classes dont les contenus de formation sont compatibles est inférieur à trente-deux élèves pendant deux années consécutives le regroupement des classes est de droit et donne lieu à avenant au contrat.

      • Les associations ou organismes responsables d'établissements mentionnés à l'article 4 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée reçoivent, pour les classes faisant l'objet du contrat, une subvention de fonctionnement versée par élève et par an qui tient compte des conditions de scolarisation.

        Le montant de la subvention par élève interne est fixé chaque année par arrêté conjoint du ministre de l'agriculture et du ministre chargé du budget. Les taux de pondération tenant compte des conditions de scolarisation sont de 0,67 pour les élèves demi-pensionnaires ou internes-externés et de 0,50 pour les élèves externes.

      • La charge d'enseignement de l'établissement est calculée par classe et par discipline ou groupe de disciplines compte tenu :

        1° De la structure pédagogique du secteur sous contrat ;

        2° Des programmes nationaux des formations ;

        3° Des effectifs d'élèves concernés.

        Cette charge d'enseignement est assurée par les personnels nommés sur les emplois prévus par le contrat entre l'association ou l'organisme responsable de l'établissement et l'Etat et, le cas échéant, par des moyens complémentaires selon les modalités prévues à l'article 44 ci-après.

      • Le directeur régional de l'agriculture et de la forêt peut autoriser le paiement d'heures de suppléance, d'heures supplémentaires et, dans la limite de 15 p. 100 des heures d'enseignement données dans l'ensemble des classes sous contrat de l'établissement qui relèvent du ministre de l'agriculture, le paiement d'heures d'enseignement dispensées par des enseignants relevant de l'article 17 (2°) ci-dessus.

        De plus, des personnes extérieures à l'établissement ou employées dans l'établissement au titre d'activités autres que de formation initiale, peuvent être rémunérées pour des heures d'enseignement occasionnel justifiées par le projet pédagogique de l'établissement, dans la limite de 10 p. 100 des heures d'enseignement données dans l'ensemble des classes sous contrat relevant du ministre de l'agriculture.

        Le taux moyen de prise en charge de ces heures par l'Etat est fixé chaque année par arrêté conjoint du ministre chargé du budget et du ministre de l'agriculture.

        La subvention correspondant aux heures autorisées est versée à l'établissement dans la limite des crédits budgétaires disponibles à cet effet.

      • Les associations ou organismes mentionnés à l'article 5 de la loi du 31 décembre 1984 précitée offrent des formations à temps plein en conjuguant selon un rythme approprié les enseignements en établissement et les apports professionnels du milieu rural et des entreprises agricoles ou liées aux professions préparées par les élèves.

        Sont réputés offrir des formations à rythme approprié :

        1° Les associations ou organismes pratiquant un rythme approprié par alternance caractérisé par :

        -l'alternance de séquences pédagogiques dispensées dans le milieu agricole et rural et de séquences pédagogiques dispensées dans l'établissement, les deux se situant dans des lieux différents ;

        -une liaison pédagogique constante entre ces deux types de séquences ;

        -une relation conventionnelle entre les exploitations ou les entreprises et l'établissement de formation.

        La durée des séquences pédagogiques dispensées dans le milieu agricole et rural est obligatoirement supérieure à celle des séquences dispensées dans l'établissement.

        2° Les associations ou organismes intégrant selon un rythme approprié les apports professionnels du milieu agricole et rural à l'enseignement assuré dans l'établissement avec les caractères suivants :

        -est assurée dans l'établissement la totalité des horaires d'enseignement théorique des programmes officiels sur l'ensemble de l'année scolaire ;

        -l'établissement possède lui-même les installations permettant les réalisations de la formation professionnelle pratique ;

        -les stages obligatoires selon les programmes officiels sont assurés dans des exploitations ou des entreprises liées par convention à l'établissement de formation.

      • Pendant les séquences pédagogiques dispensées dans ces établissements, peuvent être réunis dans un même groupe de formation des élèves qui sont :

        1° Soit inscrits dans la même formation telle que définie à l'article 4 du présent décret ;

        2° Soit inscrits dans la même année d'études mais dans des options, spécialités professionnelles ou qualifications dominantes différentes ;

        3° Soit inscrits dans les deux années d'une filière de formation telle que définie à l'article 4 ci-dessus.

        L'organisation pédagogique de l'établissement peut également prévoir des regroupements d'élèves préparant le certificat d'aptitude professionnelle agricole et le brevet d'études professionnelles agricoles.

      • Les formations telles que définies à l'article 4 du présent décret faisant l'objet d'un contrat entre l'Etat et l'association ou l'organisme responsable d'un établissement d'enseignement agricole privé constituent la structure pédagogique du secteur sous contrat de l'établissement.

        Le contrat est souscrit pour un effectif maximum d'élèves. Le contrat peut également prévoir un effectif maximum par formation.

        Lorsque les années d'études d'une filière sont réparties entre deux établissements, l'association ou l'organisme responsable de chacun des établissements doit fournir, à l'appui de sa demande de contrat ou d'avenant au contrat, une convention avec l'association ou l'organisme responsable de l'autre établissement.

      • Lorsque le quotient du nombre d'élèves inscrits dans le secteur sous contrat de l'établissement par le nombre de formations faisant l'objet du contrat devient inférieur à huit pendant deux années consécutives, il y a lieu à révision ou à résiliation du contrat selon les modalités prévues à l'article 11 du présent décret. Ce quotient peut être abaissé à six dans les établissements situés en zone de montagne et dans les établissements médicaux, médico-éducatifs et socio-éducatifs.

      • L'Etat contribue à la prise en charge des dépenses de fonctionnement afférentes aux seules formations sous contrat des établissements mentionnés à l'article 5 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée en versant aux associations ou organismes responsables de ces établissements une aide financière forfaitaire égale au produit du nombre de postes de formateurs par le coût d'un poste tels qu'ils sont respectivement fixés aux articles 51 et 52 ci-après.

      • Pour chaque niveau de formation, le nombre de postes de formateurs nécessaire par groupe de formation est fixé par l'annexe V au présent décret selon les caractéristiques de rythme approprié précisées à l'article 45 ci-dessus.

        Pour le calcul du nombre de postes de formateurs nécessaire, sont pris en compte :

        1° Les actes directs de formation dispensés dans l'établissement, mettant en présence un ou plusieurs formateurs avec un groupe d'élèves.

        Pour tenir compte du temps de travail lié à la préparation des actes directs de formation, le service des formateurs est comptabilisé en affectant la durée effective de ces actes de coefficients d'équivalence qui sont fixés à 2 pour les cours proprement dits et 1,5 pour les autres activités directes de formation ;

        2° Les autres activités de formation, ainsi que celles liées à l'organisation des épreuves et à la délivrance des diplômes.

        Le coefficient d'équivalence est fixé à 1 pour ces activités.

      • Pour chaque établissement, le nombre de postes retenus pour le calcul de l'aide financière de l'Etat est obtenu en multipliant le nombre de postes nécessaire par groupe de formation par le nombre de groupes de formation pris en compte. Ce nombre de groupes est obtenu en divisant par dix-huit le nombre d'élèves présents dans chaque formation sous contrat, dans la limite de l'effectif maximum susceptible d'être pris en compte en application de l'article 47 (deuxième alinéa) ci-dessus.

        Ce nombre peut ne pas être un nombre entier.

      • Le coût d'un poste est calculé pour chaque niveau de formation par référence au coût moyen pour l'Etat des postes correspondants des enseignants contractuels des établissements d'enseignement agricole privés mentionnés à l'article 4 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée.

        Il est fixé par décret pris sur le rapport du ministre de l'agriculture et du ministre chargé du budget.

      • Les associations ou organismes responsables d'établissements offrant :

        1° Une formation pédagogique aux enseignants ou formateurs permanents intervenant dans les formations sous contrat des établissements d'enseignement agricole privés ;

        2° Une formation de qualification pédagogique aux chefs de ces établissements ;

        3° Une formation de perfectionnement ou de recyclage pédagogique à ces mêmes personnels,

        peuvent souscrire avec l'Etat un contrat pour l'une ou plusieurs des activités précitées.

      • Sous réserve des dispositions prévues aux articles 19 et 23 (2°) ci-dessus, le contrat précise, pour chaque activité de formation prévue à l'article 53 ci-dessus, son contenu, ses modalités et sa sanction éventuelle, ainsi que le nombre maximum de stagiaires pris en compte financièrement par l'Etat.

      • L'aide financière de l'Etat comprend :

        1° Une subvention forfaitaire au titre de l'établissement, fixée compte tenu notamment de l'importance relative des effectifs scolaires concernés ;

        2° Une subvention calculée en fonction du nombre de stagiaires en formation et de la durée de ces formations sur la base du coût de l'heure-stagiaire de formation ;

        3° Le cas échéant, une subvention, exprimée en nombre d'heures-stagiaires, calculée par stagiaire pour l'encadrement et le suivi de la partie de ces formations dispensée en situation d'emploi ;

        4° Une subvention calculée en fonction du coût des déplacements des stagiaires des lieux de stage aux lieux de regroupement en session de formation.

        Un arrêté annuel conjoint du ministre chargé du budget et du ministre de l'agriculture fixe par type de formation le coût de l'heure-stagiaire de formation et détermine, pour chaque établissement, le nombre d'heures-stagiaires prises en compte par l'Etat.

    • Dans l'attente de la publication du schéma prévisionnel national des formations de l'enseignement agricole, les associations ou organismes responsables d'établissements d'enseignement agricole privés ont droit au bénéfice des dispositions de l'article 3 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée dans les conditions prévues par l'article 14 (premier et cinquième alinéas) de la même loi.

    • Pour les établissements mentionnés à l'article 14 (deuxième alinéa) de la loi du 31 décembre 1984 susvisée, les demandes de mise en conformité des contrats signés depuis la publication de cette même loi avec le contrat-type constituant l'annexe I au présent décret devront être adressées par le président de l'association ou de l'organisme responsable de l'établissement au directeur régional de l'agriculture et de la forêt dans les trois mois suivant la publication du décret portant approbation du contrat-type entre l'Etat et les enseignants de ces établissements.

      Si aucune demande n'a été présentée dans le délai de trois mois prévu à l'alinéa précédent, le ministre de l'agriculture peut prononcer la résiliation unilatérale du contrat. Celle-ci prend effet au terme de l'année scolaire en cours, sous réserve d'un préavis de trois mois dont les familles et les élèves doivent être tenus informés.

      Les contrats devront être conformes au contrat-type constituant l'annexe I au présent décret au plus tard à la date de la rentrée scolaire suivant la publication du décret portant approbation du contrat-type entre l'Etat et les enseignants de ces établissements si celle-ci intervient avant le 31 janvier précédant cette rentrée, ou à la date de la rentrée scolaire suivante si la publication intervient après le 31 janvier. Toutefois, la conformité aux conditions d'effectifs prévues à l'article 41 ci-dessus n'est pas exigible avant le terme de la deuxième année suivant la date de publication du présent décret.

      Dans l'attente de la prise en charge contractuelle par l'Etat des rémunérations des enseignants de ces établissements, les charges salariales afférentes à ces personnels continuent d'être financées par l'Etat selon les modalités prévues par l'article 14 (deuxième alinéa) de la loi du 31 décembre 1984 susvisée.

    • Pour les établissements mentionnés à l'article 14 (troisième alinéa) de la loi du 31 décembre 1984 susvisée, les demandes de mise en conformité des contrats signés depuis la publication de cette même loi avec le contrat-type constituant l'annexe II au présent décret devront être adressées par le président de l'association ou de l'organisme responsable de l'établissement au directeur régional de l'agriculture et de la forêt dans les trois mois suivant la publication du présent décret.

      Si aucune demande n'a été présentée dans le délai de trois mois prévu à l'alinéa précédent, le ministre de l'agriculture peut prononcer la résiliation unilatérale du contrat. Celle-ci prend effet au terme de l'année scolaire en cours, sous réserve d'un préavis de trois mois dont les familles et les élèves doivent être tenus informés.

      Les contrats devront être conformes au contrat-type constituant l'annexe II au présent décret au plus tard à la date de la rentrée scolaire suivant la publication du présent décret si celle-ci intervient avant le 31 janvier précédant cette rentrée, ou à la date de la rentrée scolaire suivante si la publication intervient après le 31 janvier. Toutefois, la conformité aux conditions d'effectifs prévues à l'article 48 ci-dessus n'est pas exigible avant le terme de la deuxième année suivant la date de publication du présent décret.

    • Jusqu'au terme de la troisième année civile suivant la publication du décret en Conseil d'Etat approuvant le contrat-type entre l'Etat et les enseignants des établissements mentionnés à l'article 4 de la loi du 31 décembre 1984 susvisée, pour le calcul de l'aide financière de l'Etat aux associations ou organismes responsables d'établissements mentionnés à l'article 5 de la même loi et pour le calcul de la subvention forfaitaire prévue par l'article 56 (1°) ci-dessus, le coût d'un poste correspond :

      -pour le cycle court, à un indice réel moyen de 335 points, majoré de 45 p. 100 de charges sociales et fiscales ;

      -pour le cycle long et le cycle supérieur court, à un indice réel moyen de 427 points, majoré de 45 p. 100 de charges sociales et fiscales.

    • Pour les établissements mentionnés à l'article 14 (troisième alinéa) de la loi du 31 décembre 1984 susvisée, il sera versé, le cas échéant, au titre de l'année civile de mise en conformité du contrat une indemnité compensatrice égale à la différence entre l'aide financière versée l'année précédente diminuée de 10 p. 100 et l'aide financière résultant du contrat modifié en application du présent décret.

      Au cours des deux années suivantes, il sera versé, le cas échéant, une indemnité compensatrice égale à la différence entre l'aide financière versée au titre de l'année précédente diminuée de 20 p. 100 et l'aide financière résultant du contrat modifié.

    • Pour les établissements mentionnés à l'article 14 (quatrième alinéa) de la loi du 31 décembre 1984 susvisée, et par dérogation aux dispositions de l'article 3 du présent décret, les premières demandes de souscription d'un contrat pourront être adressées au directeur régional de l'agriculture et de la forêt dans les trois mois suivant la publication du présent décret.

    • Les formateurs, les enseignants et les chefs d'établissement, en fonction à la date de publication du présent décret, qui justifient des titres ou diplômes exigés par la réglementation antérieure à la publication de la loi du 31 décembre 1984 susvisée ou qui ont bénéficié de la dérogation exceptionnelle prévue par l'article R. 811-16 du code rural demeurent habilités à assurer l'enseignement au niveau de formation pour lequel ils étaient qualifiés ou à exercer leurs fonctions de direction.

      Les enseignants mentionnés au premier alinéa ci-dessus en fonction dans les établissements mentionnés à l'article 4 de la loi du 31 décembre 1984 précitée, peuvent être proposés par le chef d'établissement pour bénéficier du contrat de droit public prévu par l'article 4 de la loi selon les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat, dans les limites définies par l'article 43 ci-dessus.

  • Le ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, le ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, le ministre de l'agriculture et de la forêt et le ministre délégué auprès du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et du budget, chargé du budget, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

    • CONTRAT-TYPE DE PARTICIPATION AU SERVICE PUBLIC D'ÉDUCATION ET DE FORMATION DES ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT AGRICOLE PRIVÉS À TEMPS PLEIN MENTIONNÉS À L'ARTICLE 4 DE LA LOI N° 84-1285 DU 31 DÉCEMBRE 1984

      Entre le ministre de l'agriculture et de la forêt, ou son délégué, (monsieur) (madame) , d'une part,et (monsieur) (madame) , président oureprésentant de (l'association ou l'organisme) responsable de (l'établissement),d'autre part,

      il a été convenu ce qui suit :

      Article 1er

      Un contrat de participation au service public d'éducation et de formation est conclu entre l'Etat et (nom de l'association ou de l'organisme) responsable de (nom, localisation principale, et annexes éventuelles de l'établissement).

      Le présent contrat est expressément régi par la loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984 et par le décret n° 88-922 du 14 septembre 1988.

      Article 2

      Font l'objet du présent contrat la ou les formations et les classes suivantes : ,qui constituent la structure pédagogique du secteur sous contrat de l'établissement.

      Pour assurer la charge d'enseignement correspondant à ces formations et classes, le ministre de l'agriculture affecte à l'établissement (n) emplois à pourvoirpar des enseignants contractuels (par discipline ou groupe de disciplines et par niveau).

      Article 3

      Toute extension, réduction ou modification du secteur pédagogique fera l'objet d'un avenant au présent contrat.

      Article 4

      L'association ou l'organisme contractant s'engage à respecter les programmes nationaux et à préparer les élèves aux diplômes d'Etat de l'enseignement agricole.

      Si des activités non prévues dans les programmes nationaux ont lieu dans l'établissement, elles seront placées à des heures telles que les élèves majeurs et les élèves dont la famille ne souhaite pas qu'ils y participent, ne soient ni contraints de les suivre, ni laissés sans surveillance ou dans l'oisiveté. A cet effet, l'avis des familles ou des élèves majeurs sera recueilli.

      Article 5

      L'association ou l'organisme contractant s'engage à faire respecter par l'établissement la durée de l'année scolaire telle qu'elle est fixée dans l'enseignement agricole public.

      Article 6

      Lors de la signature du présent contrat, l'association ou l'organisme doit notifier au directeur régional de l'agriculture et de la forêt compétent en raison de la localisation principale de l'établissement la désignation du chef d'établissement et fournir les justificatifs requis.

      L'autorité administrative peut s'opposer à cette désignation lorsque le candidat ne remplit pas les conditions exigées.

      Tout changement de chef d'établissement sera soumis à la même procédure.

      En cas d'absence prolongée du chef d'établissement, l'association ou l'organisme responsable désigne un suppléant, répondant aux conditions de titres exigées, dont elle communique le nom au directeur régional de l'agriculture et de la forêt.

      Article 7

      Le chef d'établissement assume la responsabilité des élèves des formations sous contrat pendant toute la durée des séquences pédagogiques organisées par l'établissement. Lors de leur présence dans l'établissement, ils sont l'objet d'une surveillance continue pendant les séances d'enseignement et pendant les intervalles qui les séparent.

      Lorsque les élèves sont en stage dans une entreprise ou exploitation extérieure à l'établissement, une convention avec chaque maître de stage précise les responsabilités respectives du maître de stage et du chef d'établissement.

      Le chef d'établissement est tenu de respecter et de faire respecter les règles suivantes : le contrôle des présences et absences est effectué une fois par demi-journée ; un registre d'appel est tenu où sont notées les présences et les absences ; toute absence qui n'a pas pour raison la maladie doit être préalablement autorisée ; toute absence non autorisée d'un élève mineur est signalée à la famille qui est invitée à en faire connaître le motif ; l'élève n'est admis après une telle absence que muni d'une lettre justificative signée de ses parents ou correspondants ; après toute absence pour maladie dépassant une semaine, un certificat médical est exigé.

      Article 8

      Le chef d'établissement communique aux familles ou aux élèves majeurs les résultats du travail scolaire et les appréciations des enseignants par le moyen d'un carnet périodique et d'un bulletin trimestriel.

      Les conditions dans lesquelles est organisé le contrôle de la scolarité de chaque élève et interviennent les mesures relatives au déroulement de cette scolarité sont définies par chaque établissement sous réserve que soient respectés les principes énoncés ci-dessous :

      a) Un dossier scolaire, établi selon les mêmes modalités que celles prévues pour les élèves de l'enseignement agricole public est constitué pour chaque élève ;

      b) Les diverses mesures concernant le déroulement de la scolarité des élèves sont proposées par les enseignants en tenant compte des voeux des familles ou des élèves majeurs et en liaison avec les intéressés ;

      c) Ces mesures sont prises avec l'accord de la famille ou de l'élève majeur ; en cas de désaccord, la famille ou l'élève majeur doit pouvoir déposer un recours dans les conditions fixées par le règlement intérieur ; toutefois, s'agissant du choix des activités ou des enseignements optionnels, la famille, ou l'élève lui-même s'il est majeur, en décide.

      Article 9

      Le chef d'établissement devra soumettre à l'approbation du directeur régional de l'agriculture et de la forêt, dans la première quinzaine de chaque année scolaire, le nombre des heures d'enseignement par classe ou division de classe et, par discipline, la distinction des postes d'enseignement et le service de chacun des maîtres.

      Le cas échéant, pour la partie de la charge d'enseignement qui ne pourrait pas être assurée par les enseignants contractuels occupant les emplois affectés à l'établissement, le directeur régional de l'agriculture et de la forêt notifie les moyens complémentaires éventuellement attribués à l'établissement.

      Article 10

      Le chef d'établissement est tenu d'exiger des enseignants contractuels l'intégralité du service correspondant à la rétribution qu'ils perçoivent sans dépasser le maximum exigible en application du décret relatif aux contrats entre l'Etat et les enseignants.

      En vue d'assurer la régularité du service dans les classes qui font l'objet du contrat, le chef d'établissement doit tenir un registre journalier des présences et des absences des enseignants rétribués par l'Etat, suivant les rubriques suivantes :

      1° Absences pour maladies justifiées par la production d'un certificat médical et absences résultant de l'usage des droits qui leur sont reconnus ;

      2° Absences non justifiées.

      Le directeur régional de l'agriculture et de la forêt est avisé sans délai de ces absences par le chef d'établissement.

      Article 11

      L'association ou l'organisme responsable de l'établissement fournit chaque année au directeur régional de l'agriculture et de la forêt un plan de formation des personnels sous contrat de droit public.

      Article 12

      Un état des effectifs de chaque classe, certifié par le chef d'établissement, est adressé dans la première quinzaine du premier trimestre au directeur régional de l'agriculture et de la forêt. L'état doit préciser les formations dans lesquelles sont inscrits les élèves et leur régime de scolarité (internes, externes, demi-pensionnaires ou internes-externés).

      L'association ou l'organisme responsable s'engage à fournir les informations statistiques demandées par le ministre de l'agriculture ou son délégué dans les délais impartis.

      Article 13

      Le président de l'association ou de l'organisme garantit l'exactitude des renseignements contenus dans les annexes jointes et s'engage à fournir les justificatifs correspondants ainsi que les mises à jour annuelles ou circonstancielles :

      Annexe I. - Effectifs d'élèves par classe.

      Annexe II. - Etat nominatif des enseignants.

      Annexe III. - Organisation du service de l'enseignement (emploi du temps des élèves et des enseignants).

      Annexe IV. - Plan de formation des enseignants contractuels.

      Annexe V. - Montant des contributions et des redevances demandées aux familles.

      Article 14

      Le président de l'association ou de l'organisme s'engage à faire connaître au directeur régional de l'agriculture et de la forêt, dans le mois qui la suit, toute modification se rapportant aux points 1°, 3°, 4°, 5° et 6° de l'article 2 du décret n° 88-922 du 14 septembre 1988, accompagnée des justificatifs correspondants. Au vu de la modification déclarée, le ministre ou son délégué peut mettre en demeure l'association ou l'organisme de demander la passation d'un avenant au contrat et, le cas échéant, peut prononcer la résiliation unilatérale partielle ou totale du contrat.

      Toutefois tout changement de la localisation principale de l'établissement ou de ses annexes éventuelles doit faire l'objet de la passation préalable d'un avenant au présent contrat.

      Article 15

      Le directeur régional de l'agriculture et de la forêt peut assister ou se faire représenter à la séance annuelle de l'organe de l'association ou de l'organisme statutairement compétent, au cours de laquelle est voté le budget de l'établissement faisant l'objet du contrat. Il est invité à cette réunion par le président du conseil d'administration.

      Il prend part aux délibérations avec voix consultative.

      Article 16

      Tout changement de président de l'association ou de l'organisme sera porté à la connaissance du directeur régional de l'agriculture et de la forêt.

      Article 17

      Le présent contrat est conclu pour une durée indéterminée.

      Il prend effet à la date du

      Le ministre de l'agriculture et de la forêt

      (ou son délégué),

      M.

      représentant légal de

      (l'association ou l'organisme responsable)

      de (l'établissement).

    • CONTRAT-TYPE DE PARTICIPATION AU SERVICE PUBLIC D'ÉDUCATION ET DE FORMATION DES ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT AGRICOLE PRIVÉS À TEMPS PLEIN MENTIONNÉS À L'ARTICLE 5 DE LA LOI N° 84-1285 DU 31 DÉCEMBRE 1984

      Entre le ministre de l'agriculture et de la forêt, ou son délégué, (monsieur) (madame) , d'une part,et (monsieur) (madame), président ou représentant de(l'association ou l'organisme) responsable de (l'établissement) ,d'autre part,

      il a été convenu ce qui suit :

      Article 1er

      Un contrat de participation au service public d'éducation et de formation est conclu entre l'Etat et(nom de l'association ou de l'organisme) responsable de(nom, localisation principale et annexes éventuelles de l'établissement).

      Le présent contrat est expressément régi par la loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984 et par le décret n° 88-922 du 14 septembre 1988.

      Article 2

      Font l'objet du présent contrat la ou les formations suivantes : ,qui constituent la structure pédagogique du secteur sous contrat de l'établissement.

      Le contrat est souscrit pour un effectif maximum de élèves.(éventuellement) L'effectif maximum des formations suivantes est limité à L'établissement fonctionne selon le rythme approprié : par alternance (ou) par une autre méthode pédagogique.

      Article 3

      Toute extension, réduction ou modification du secteur pédagogique sous contrat fera l'objet d'un avenant au présent contrat.

      Article 4

      L'association ou l'organisme contractant s'engage à respecter les programmes nationaux et à préparer les élèves aux diplômes d'Etat de l'enseignement agricole.

      Si des activités non prévues dans les programmes nationaux ont lieu dans l'établissement, elles seront placées à des heures telles que les élèves majeurs et les élèves dont la famille ne souhaite pas qu'ils y participent, ne soient ni contraints de les suivre, ni laissés sans surveillance ou dans l'oisiveté. A cet effet, l'avis des familles ou des élèves majeurs sera recueilli.

      Article 5

      Lors de la signature du présent contrat, l'association ou l'organisme doit notifier au directeur régional de l'agriculture et de la forêt compétent en raison de la localisation principale de l'établissement la désignation du chef d'établissement et fournir les justificatifs requis.

      L'autorité administrative peut s'opposer à cette désignation lorsque le candidat ne remplit pas les conditions exigées.

      Tout changement de chef d'établissement sera soumis à la même procédure.

      En cas d'absence prolongée du chef d'établissement, l'association ou l'organisme responsable désigne un suppléant, répondant aux conditions de titres exigées, dont elle communique le nom au directeur régional de l'agriculture et de la forêt.

      Article 6

      Le président de l'association (ou de l'organisme), (ou le chef d'établissement), assume la responsabilité des élèves des formations sous contrat pendant toute la durée des séquences pédagogiques organisées par l'établissement. Lors de leur présence dans l'établissement, ils sont l'objet d'une surveillance continue pendant les séances d'enseignement et pendant les intervalles qui les séparent.

      Lors des séquences pédagogiques dans le milieu professionnel ou lors des stages en exploitation ou entreprise extérieure à l'établissement, une convention précise les responsabilités respectives du maître d'alternance ou du maître de stage et de l'association ou de l'organisme.

      Le président de l'association (ou de l'organisme), (ou le chef d'établissement) est tenu de respecter et de faire respecter les règles suivantes : le contrôle des présences et absences est effectué une fois par demi-journée ; un registre d'appel est tenu où sont notées les présences et les absences ; toute absence qui n'a pas pour raison la maladie doit être préalablement autorisée ; toute absence non autorisée d'un élève mineur est signalée à la famille qui est invitée à en faire connaître le motif ; l'élève n'est admis après une telle absence que muni d'une lettre justificative signée de ses parents ou correspondants ; après toute absence pour maladie dépassant une semaine, un certificat médical est exigé.

      Article 7

      Le président de l'association (ou de l'organisme), (ou le chef d'établissement) communique aux familles et aux élèves majeurs les résultats du travail scolaire et les appréciations des formateurs par le moyen d'un carnet périodique et d'un bulletin trimestriel.

      Les conditions dans lesquelles est organisé le contrôle de la scolarité de chaque élève et interviennent les mesures relatives au déroulement de cette scolarité sont définies par chaque établissement sous réserve que soient respectés les principes énoncés ci-dessous :

      a) Un dossier scolaire, établi selon les mêmes modalités que celles prévues pour les élèves de l'enseignement agricole public est constitué pour chaque élève ;

      b) Les diverses mesures concernant le déroulement de la scolarité des élèves sont proposées par l'équipe pédagogique en tenant compte des voeux des familles ou des élèves majeurs et en liaison avec les intéressés ;

      c) Ces mesures sont prises avec l'accord de la famille ou de l'élève majeur ; en cas de désaccord, la famille ou l'élève majeur doit pouvoir déposer un recours dans les conditions fixées par le règlement intérieur ; toutefois, s'agissant du choix des activités ou des enseignements optionnels, la famille, ou l'élève lui-même s'il est majeur, en décide.

      Article 8

      Le président de l'association ou de l'organisme doit communiquer au directeur régional de l'agriculture et de la forêt, dans la première quinzaine de chaque année scolaire, le plan d'organisation des formations dispensées et la liste des formateurs accompagnée des justificatifs requis.

      Cette liste devra préciser le nombre d'heures d'intervention de chaque formateur et la nature de ses interventions.

      Article 9

      Un état des effectifs de chaque formation est adressé dans la première quinzaine du premier trimestre au directeur régional de l'agriculture et de la forêt.

      L'association ou l'organisme s'engage à fournir les informations statistiques demandées par le ministre de l'agriculture ou son délégué dans les délais impartis.

      Article 10

      Le président de l'association ou de l'organisme garantit l'exactitude des renseignements contenus dans les annexes jointes et s'engage à fournir les justificatifs correspondants ainsi que les mises à jour annuelles ou circonstancielles :

      Annexe I. - Effectifs d'élèves par formation.

      Annexe II-1. - Liste des formateurs avec leurs titres, diplômes ou qualités et la nature de leurs interventions.

      Annexe II-2. - Liste des coformateurs, parents ou maîtres de stage, accueillant des élèves pendant les séquences pédagogiques dans le milieu. Cette liste précise le nom de l'élève accueilli et les dates de séjour.

      Annexe III. - Plan d'organisation des formations :

      1. Emploi du temps des élèves et des formateurs ;

      2. Modalités de regroupement des élèves.

      Annexe IV. - Montant des contributions et des redevances demandées aux familles.

      Article 11

      Le président de l'association ou de l'organisme s'engage à faire connaître au directeur régional de l'agriculture et de la forêt, dans le mois qui la suit, toute modification se rapportant aux points 1°, 3°, 4°, 5° et 6° de l'article 2 du décret n° 88-922 du 14 septembre 1988 ou au troisième alinéa de l'article 47 du même décret, accompagnée des justificatifs correspondants.

      Au vu de la modification déclarée, le ministre ou son délégué peut mettre en demeure l'association ou l'organisme de demander la passation d'un avenant au contrat et, le cas échéant, peut prononcer la résiliation unilatérale partielle ou totale du contrat.

      Toutefois, tout changement de la localisation principale de l'établissement ou de ses annexes éventuelles doit faire l'objet de la passation préalable d'un avenant au présent contrat.

      Lorsque aucun recrutement n'est fait dans une formation sous contrat durant deux années consécutives, il y a lieu à révision ou résiliation partielle du contrat.

      Article 12

      Le directeur régional de l'agriculture et de la forêt peut assister ou se faire représenter à la séance annuelle de l'organe de l'association ou de l'organisme statutairement compétent, au cours de laquelle est voté le budget de l'établissement faisant l'objet du contrat. Il est invité à cette réunion par le président du conseil d'administration.

      Il prend part aux délibérations avec voix consultative.

      Article 13

      Tout changement de président de l'association ou de l'organisme sera porté à la connaissance du directeur régional de l'agriculture et de la forêt.

      Article 14

      Le présent contrat est conclu pour une durée indéterminée.

      Il prend effet à la date du

      Le ministre de l'agriculture et de la forêt

      (ou son délégué),

      M.

      représentant légal de

      l'association (ou l'organisme responsable)

      de (l'établissement)

    • CONTRAT-TYPE DE PARTICIPATION AU SERVICE PUBLIC D'ÉDUCATION ET DE FORMATION DES ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS OFFRANT UNE FORMATION PÉDAGOGIQUE MENTIONNÉS À L'ARTICLE 7 (2°) DE LA LOI N° 84-1285 DU 31 DÉCEMBRE 1984

      Entre le ministre de l'agriculture et de la forêt, ou son délégué, (monsieur) (madame) d'une part,et (monsieur) (madame), président ou représentant de(l'association ou l'organisme) responsable de (l'établissement) d'autre part,il a été convenu ce qui suit :

      Article 1er

      Un contrat de participation au service public d'éducation et de formation est conclu entre l'Etat et(nom de l'association ou de l'organisme) responsable de(nom, localisation principale et annexes éventuelles de l'établissement).

      Le présent contrat est expressément régi par la loi n° 84-1285 du 31 décembre 1984 et par le décret n° 88-922 du 14 septembre 1988.

      Article 2

      Font l'objet du présent contrat la ou les activités de formation suivantes :

      Le présent contrat est souscrit pour un effectif maximum de stagiaires (par activité de formation) :

      Article 3

      Toute extension, réduction ou modification des activités de formation sous contrat fera l'objet d'un avenant au présent contrat.

      Article 4

      Sans préjudice des dispositions réglementaires et des arrêtés ministériels relatifs aux activités de formation, le contenu, les modalités et la sanction éventuelle des activités de formation faisant l'objet du présent contrat sont fixés ainsi qu'il suit (par activité de formation) :

      Article 5

      Lors de la signature du présent contrat, l'association ou l'organisme doit notifier au directeur régional de l'agriculture et de la forêt compétent en raison de la localisation principale de l'établissement la désignation du chef d'établissement et fournir les justificatifs requis.

      L'autorité administrative peut s'opposer à cette désignation lorsque le candidat ne remplit pas les conditions exigées.

      Tout changement de chef d'établissement sera soumis à la même procédure.

      En cas d'absence prolongée du chef d'établissement, l'association ou l'organisme responsable désigne un suppléant, répondant aux conditions de titres exigées, dont elle communique le nom au directeur régional de l'agriculture et de la forêt.

      Article 6

      Le président du conseil d'administration de l'association (ou de l'organisme) responsable de l'établissement (ou le directeur de l'établissement) assume la responsabilité de l'enseignement.

      Article 7

      Le président de l'association ou de l'organisme doit communiquer au directeur régional de l'agriculture et de la forêt dans la première quinzaine de chaque année scolaire, la liste des formateurs à titre permanent, accompagnée des justificatifs requis et la liste des intervenants occasionnels.

      Cette liste devra préciser le nombre d'heures d'intervention de

      chaque formateur et la nature de ses interventions.

      Article 8

      Un état prévisionnel des effectifs de chaque formation, certifié par le chef d'établissement, est adressé dans la première quinzaine suivant le début de chaque activité de formation au directeur régional de l'agriculture et de la forêt.

      Un état définitif des effectifs réels est adressé dans les mêmes conditions dans le mois suivant la fin de la formation.

      L'association ou l'organisme s'engage à fournir les informations statistiques demandées par le ministre de l'agriculture ou son délégué dans les délais impartis.

      Article 9

      Le montant de la subvention forfaitaire prévue à l'article 56 (1°) du décret n° 88-922 du 14 septembre 1988 est fixé à (n) fois le coût d'un poste d'enseignant de cycle long tel qu'il est fixé par le décret prévu à l'article 52 du décret n° 88-922 du 14 septembre 1988.

      Article 10

      Le montant de la contribution demandée aux stagiaires, et éventuellement aux établissements dont ils relèvent, est communiqué au directeur régional de l'agriculture et de la forêt dans la première quinzaine suivant le début de chaque unité de formation.

      Article 11

      Le président de l'association ou de l'organisme garantit l'exactitude des renseignements contenus dans les annexes jointes et s'engage à fournir les justificatifs correspondants ainsi que les mises à jour annuelles ou circonstantielles :

      Annexe I. -1. Effectifs prévisionnels de stagiaires par unité de formation (début de cycle).

      Annexe I. - 2. Effectifs réels (dans le mois suivant la fin du cycle).

      Annexe II. -1. Liste des formateurs à titre permanent avec leurs titres, diplômes ou qualités.

      Annexe II. -2. Liste des intervenants occasionnels.

      Annexe III. -Plan d'organisation des unités de formation (emploi du temps des stagiaires et des formateurs).

      Annexe IV. -Montant des contributions demandées aux stagiaires.

      Article 12

      Le président de l'association ou de l'organisme s'engage à faire connaître au directeur régional de l'agriculture et de la forêt, dans le mois qui la suit, toute modification se rapportant aux points 1°, 3°, 4°, 5° et 6° de l'article 2 du décret n° 88-922 du 14 septembre 1988, accompagnée des justificatifs correspondants.

      Au vu de la modification déclarée, le ministre de l'agriculture ou son délégué peut mettre en demeure l'association ou l'organisme de demander la passation d'un avenant au contrat et, le cas échéant, peut prononcer la résiliation unilatérale partielle ou totale du contrat.

      Toutefois, tout changement de la localisation principale de l'établissement ou de ses annexes éventuelles doit faire l'objet de

      la passation préalable d'un avenant au présent contrat.

      Article 13

      Le directeur général de l'enseignement et de la recherche peut assister ou se faire représenter à la séance annuelle de l'organe de l'association ou de l'organisme statutairement compétent, au cours de laquelle est voté le budget de l'établissement faisant l'objet du contrat. Il est invité à cette réunion par le président du conseil d'administration.

      Il prend part aux délibérations avec voix consultative.

      Article 14

      Tout changement de président de l'association ou de l'organisme sera porté à la connaissance du directeur régional de l'agriculture et de la forêt.

      Article 15

      Le présent contrat est conclu pour une durée de cinq ans.

      Il prend effet à la date du

      Le ministre de l'agriculture et de la forêt

      (ou son délégué),

      M. ,

      représentant légal de

      (l'association ou l'organisme responsable)

      de (l'établissement).

    • TITRES, DIPLÔMES OU QUALITÉS EXIGÉS

      DES ENSEIGNANTS ET FORMATEURS

      1° Enseignants et formateurs intervenant dans les formations de cycle long ou supérieur court.

      Titres, diplômes ou qualités français de niveau II au minimum :

      -doctorat ;

      -agrégé de l'enseignement secondaire ;

      -diplôme d'ingénieur délivré par l'un des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel ou l'une des écoles habilitées par la commission des titres d'ingénieur ;

      -diplôme d'Etat de docteur vétérinaire ;

      -magistère ;

      -diplôme d'études supérieures spécialisées ;

      -diplôme d'études approfondies ;

      -maîtrise ;

      -licence.

      Titres, diplômes ou qualifications français ou étrangers jugés équivalents et dont la liste est arrêtée après avis d'une commission dont la composition est fixée par arrêté.

      2° Enseignants et formateurs intervenant dans les formations de cycle court.

      Titres, diplômes ou qualités français de niveau III au minimum :

      -brevet de technicien supérieur agricole ;

      -brevet de technicien supérieur ;

      -diplôme d'études universitaires générales ;

      -diplôme universitaire de technologie ;

      -diplôme universitaire d'études littéraires ;

      -diplôme universitaire d'études scientifiques.

      -certificat d'études littéraires générales ou certificat d'études supérieures préparatoires (sciences) et un certificat d'études supérieures (régime antérieur à celui institué par les décrets n°s 66-411 et 66-412 du 22 juin 1966) ;

      -diplôme d'études juridiques générales ;

      -diplôme d'études économiques générales ;

      -admissibilité aux écoles normales supérieures dans une section de lettres ou de sciences ;

      -admissibilité à l'Institut national agronomique ou aux autres écoles nationales supérieures agronomiques ou à l'Ecole nationale supérieure des industries agricoles et alimentaires.

      Titres, diplômes ou qualifications français ou étrangers jugés équivalents et dont la liste est arrêtée après avis d'une commission dont la composition est fixée par arrêté.

      3° Candidats à l'examen professionnel prévu à l'article 18 du présent décret pour l'accès à un emploi de formateur de cycle court dans un établissement mentionné à l'article 5 de la loi.

      Titres, diplômes ou qualités français de niveau IV au minimum :

      -brevet de technicien agricole ;

      -brevet de technicien délivré par le ministre de l'éducation nationale ;

      -baccalauréat ;

      -diplôme agricole du 2e degré ;

      -brevet d'agent technique agricole ;

      -certificat de capacité technique agricole et rurale.

      Titres, diplômes ou qualifications français ou étrangers jugés équivalents et dont la liste est arrêtée après avis d'une commission dont la composition est fixée par arrêté.

    • Nombre de postes de formateurs nécessaire par groupe de formation de dix-huit élèves compte tenu de la durée légale du travail, de cinq semaines de congés annuels légaux, des congés de formation et des jours fériés chômés.

      NOMBRE DE POSTES DE FORMATEURS

      nécessaire par groupe de formation de dix-huit élèves

      RYTHME APPROPRIÉ

      Par alternance

      Par une autre méthode

      pédagogique

      Cycle4e - 3e1,301,77

      courtC.A.P.A. - B.E.P.A.1,451,78

      Cycle longB.T.A.1,82

      Cycle supérieur courtB.T.S.A.1,82

MICHEL ROCARD Par le Premier ministre :

Le ministre de l'agriculture et de la forêt,

HENRI NALLET

Le ministre d'Etat,

ministre de l'éducation nationale,

de la jeunesse et des sports,

LIONEL JOSPIN

Le ministre d'Etat, ministre de l'économie,

des finances et du budget,

PIERRE BÉRÉGOVOY

Le ministre délégué auprès du ministre d'Etat,

ministre de l'économie, des finances et du budget,

chargé du budget,

MICHEL CHARASSE

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