Dossiers législatifs

LOI n° 2012-1171 du 22 octobre 2012 autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'Union économique et monétaire

Dernière modification: 23 October 2012

  • Traité
  • Etude d'impact
  • Communiqué de presse du Conseil des ministres du 19 septembre 2012Le Premier ministre a présenté au conseil des ministres le paquet européen, qui comprend trois volets : le projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire, le projet de loi organique relatif à la programmation et à la gouvernance des finances publiques, qui assure sa mise en oeuvre, et le Pacte européen pour la croissance et l’emploi adopté au Conseil européen des 28 et 29 juin 2012. Le Pacte européen pour la croissance et l’emploi adopté en juin replace la croissance au coeur des préoccupations de l’Europe. Il comprend trois décisions majeures : des mesures de soutien à la croissance et à l’investissement d’un montant global de 120 milliards d’euros, la mise en oeuvre rapide d’une union bancaire dans la zone euro pour garantir la stabilité du secteur financier et protéger contribuables et épargnants, ainsi que le lancement d’une taxe européenne sur les transactions financières dans le cadre d’une coopération renforcée. Le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance n’est pas séparable de cet ensemble. Il définit un certain nombre de règles budgétaires qui ne procèdent pas d’une contrainte extérieure mais sont une condition du redressement du pays dès lors qu’elles vont de pair avec une politique européenne de croissance. Il convient d’aller au-delà de cette étape pour progresser vers une intégration solidaire de l’Europe. Cela suppose de poser les bases d’une Europe et d’une zone euro plus solides et plus stables et de surmonter la crise des dettes souveraines qui pèse aujourd’hui sur l’activité économique partout sur le continent. Cela suppose également, par une plus grande intégration, de retrouver la souveraineté des Etats par rapport aux marchés. L’intégration solidaire passera également par un meilleur contrôle démocratique au sein de l’Union, qui permettra un approfondissement progressif et durable des relations économiques et politiques entre Etats membres. Le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé des affaires européennes, a présenté le projet de loi autorisant la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'Union économique et monétaire. Le traité vise à renforcer le pilier économique de l'Union économique et monétaire par l’adoption d’un ensemble de stipulations destinées à favoriser la responsabilité budgétaire, à renforcer la coordination des politiques économiques et à améliorer la gouvernance de la zone euro. Il prévoit notamment que les Etats parties insèrent dans leur droit national une règle budgétaire en vertu de laquelle la situation budgétaire des administrations publiques doit converger vers une situation proche de l’équilibre. Cette convergence est appréciée en termes « structurels » : le traité ne s’oppose pas à une politique économique aboutissant à un creusement du déficit en raison d’une conjoncture économique dégradée. En outre, les Etats parties peuvent s’écarter de leurs obligations en cas de grave récession économique. L’engagement de la ratification du traité s’inscrit dans le cadre de la réorientation de l’action européenne. Le Pacte pour la croissance et l’emploi forme avec le traité un ensemble et le complète en le rééquilibrant par des mesures fortes en faveur de la croissance. Le ministre de l’économie et des finances et le ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget, ont présenté un projet de loi organique relatif à la programmation et à la gouvernance des finances publiques. Ainsi que l’a jugé le 9 août 2012 le Conseil constitutionnel sur saisine du Président de la République, la mise en oeuvre du traité ne requiert pas de modification de la Constitution, dès lors notamment que celui-ci ne porte aucune atteinte aux « conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale » ni ne modifie la nature des règles de finances publiques que la France a déjà faites siennes, au premier rang desquelles figure l’objectif d’équilibre des comptes des administrations publiques inscrit dans l’article 34 de la Constitution. La ratification du traité appelle en revanche l’intervention d’une loi organique propre à perfectionner les outils dont disposent le Gouvernement et le Parlement pour la programmation et la gouvernance des finances publiques conformément au traité. Tel est l’objet du projet de loi organique examiné en conseil des ministres, qui comprend trois séries principales d’innovations permettant de moderniser la gestion des finances publiques. Un objectif à moyen terme, prenant la forme d’une cible de solde structurel des comptes de l’ensemble des administrations publiques, sera désormais fixé par le législateur dans la loi de programmation des finances publiques. Une trajectoire pluriannuelle sera définie en conséquence pour l’ensemble de la période couverte. Chaque année, l’examen des lois de finances et de financement de la sécurité sociale permettra de vérifier le respect de cette trajectoire, au moyen d’un tableau synthétique concernant les comptes de l’ensemble des administrations publiques. Un organisme indépendant présidé par le Premier président de la Cour des comptes, le Haut conseil des finances publiques, éclairera le Gouvernement et le Parlement sur la fiabilité des prévisions macroéconomiques retenues pour l’élaboration des projets de lois financières et la cohérence de ces projets avec la loi de programmation. Un mécanisme de correction sera mis en oeuvre en cas d’écart important à la trajectoire. En tenant compte, le cas échéant, de circonstances exceptionnelles, le Haut conseil sera chargé d’alerter publiquement le Parlement et le Gouvernement sur l’éventuelle nécessité de déclencher ce mécanisme, qui amènera le Gouvernement à proposer au Parlement des mesures propres à remédier aux écarts constatés.
  • Texte adopté en 1ère lecture par l'Assemblée nationale le 9 octobre 2012
  • Texte adopté sans modification en 1ère lecture par le Sénat le 11 octobre 2012

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      Assemblée nationale (1ère lecture)

        Compte rendu intégral des séances du 3 octobre 2012

        Compte rendu intégral des séances du 9 octobre 2012

        Sénat (1ère lecture)

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