Dossiers législatifs

LOI n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat et liens vers les décrets d'application

Dernière modification: 20 February 2008

  • Rapport sur la mise en application de la loi transmis par le Gouvernement au Parlement le 28 mars 2008(en application de l'article 67 de la loi n°2004-1343 du 9 décembre 2004 de simplification du droit)
  • Communiqué de presse du Conseil des ministres du 20 juin 2007La ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi a présenté un projet de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat. Ce projet de loi met en œuvre les engagements pris par le président de la République devant les Français. Il a pour objet de redonner toute sa place au travail comme valeur, comme outil d'amélioration du pouvoir d'achat et comme instrument de lutte contre le chômage. Les mesures présentées s'articulent autour de cet objectif. 1. Réhabiliter le travail. Les heures supplémentaires et complémentaires bénéficieront d'une exonération d'impôt sur le revenu et de charges salariales et patronales. L'objectif du Gouvernement est que cette mesure soit applicable dès le 1er octobre 2007 à l'ensemble des entreprises et des salariés du secteur privé. Elle s'appliquera également, selon des modalités adaptées, au secteur public. En outre, afin que le fruit d'une vie de travail puisse être transmis en franchise d'impôt, 95 % des successions en ligne directe seront exonérées de droits de mutation. Le conjoint survivant, qu'il soit marié ou lié par un pacs, sera entièrement exonéré. 2. Aider à l'accession à la propriété. Les emprunts déjà souscrits ou à souscrire pour l'acquisition de la résidence principale donneront droit, les cinq premières années, à un crédit d'impôt sur le revenu égal à 20 % des intérêts versés, dans la limite d'un avantage fiscal annuel de 1 500 euros pour un couple. Pour que chacun puisse en bénéficier, ce crédit d'impôt sera remboursé aux ménages non imposables. 3. Soutenir les plus jeunes. Les jeunes de moins de 26 ans qui travaillent tout en poursuivant des études seront exonérés d'impôt sur le revenu dans la limite de trois fois le montant du Smic mensuel. Les dons aux jeunes générations seront favorisés par une franchise d'impôt allant jusqu'à 20 000 euros pour chacun des enfants et petits-enfants. 4. Développer les petites et moyennes entreprises. Les PME jouent un rôle moteur dans le processus d'innovation et de création d'emplois et donc dans la croissance. Afin de favoriser l'essor et le développement des PME, les sommes investies dans le capital de ces entreprises pourront être déduites de l'impôt de solidarité sur la fortune, dans la limite de 50 000 euros par an. La même mesure bénéficiera aux organismes d'insertion, aux établissements publics de recherche et d'enseignement et aux fondations d'utilité publique, dont les ressources seront ainsi renforcées. 5. Améliorer l'attractivité fiscale de la France. Le « bouclier fiscal » sera renforcé par la baisse de 60 % à 50 % de la part des revenus susceptibles d'être prélevés et par la prise en compte de la CSG et de la CRDS. Cette mesure contribuera au maintien ou au retour en France des personnes qui peuvent investir dans l'économie productive. 6. Conditionner les indemnités de départ aux performances. Les indemnités de départ («parachutes dorés») ne seront plus automatiques et feront l'objet d'une plus grande transparence. Surtout, leur versement sera soumis à des conditions de performance examinées au moment du départ du dirigeant. Le haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté a, par ailleurs, présenté les dispositions introduisant le principe du revenu de solidarité active, qui préfigure une profonde réforme des minima sociaux destinée à permettre une meilleure articulation entre les prestations sociales et les revenus du travail. Le projet de loi poursuit et amplifie une démarche d'expérimentation conduite dans les départements volontaires, pour les personnes bénéficiant du revenu minimum d'insertion et de l'allocation de parent isolé. Les départements pourront garantir aux titulaires du RMI, par une modulation des prestations existantes, une augmentation du revenu pour l'exercice de toute activité professionnelle, pendant une durée pouvant aller jusqu'à trois ans. Sur les territoires concernés, l'État mettra en place un dispositif analogue pour les personnes qui bénéficient de l'allocation de parent isolé et ne sont, actuellement, pas suffisamment concernées par les actions d'insertion et de retour à l'emploi. Ces différentes mesures permettront une baisse des prélèvements obligatoires de 11 milliards d'euros dès 2008. Elles témoignent de la fidélité du Gouvernement aux engagements présidentiels et portent en elles la croissance de demain.
  • Petite loi (articles déjà examinés) du 26 juillet 2007 
  • Projet de loi adopté en CMP par l'Assemblée nationale le 1er août 2007 
  • Décision n° 2007-555 DC du Conseil constitutionnel du 16 août 2007 

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    Assemblée nationale

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    Débats parlementaires

      Assemblée nationale (1ère lecture)

        Compte rendu intégral des séances du 10 juillet 2007:

        Compte rendu intégral des séances du 11 juillet 2007:

        Compte rendu intégral des séances du 12 juillet 2007:

        Compte rendu intégral des séances du 13 juillet 2007:

        Compte rendu intégral des séances du 16 juillet 2007:

        Sénat (Urgence déclarée - 1ère lecture)

        Assemblée nationale (CMP)

          Compte rendu intégral des séances du 1er août 2007

          Sénat (CMP)

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